Volume 35 numéro 22
26 février 2001




ASSEMBLÉE UNIVERSITAIRE

Tous les enseignements doivent être évalués
Le Groupe de suivi sur l’évaluation de l’enseignement dépose son rapport.

L’Université doit s’assurer que toutes les unités procèdent de façon systématique à l’évaluation des prestations d’enseignement, quel que soit le statut de la personne qui les offre. C’est ce que recommande le Groupe de suivi sur l’évaluation de l’enseignement que présentait à l’Assemblée universitaire, le 5 février dernier, Claire McNicoll, vice-rectrice à l’enseignement de premier cycle et à la formation continue. Ce groupe de travail qu’elle présidait était composé de professeurs, d’étudiants et d’un représentant de la Direction des ressources humaines.

«Le Groupe a fait le tour des questions les plus importantes en matière de suivi de l’évaluation de l’enseignement, sachant qu’il est difficile de faire la distinction entre l’évaluation des enseignements et l’évaluation de l’enseignement pour des besoins de nomination et de promotion des professeurs et de probation des chargés de cours, a dit la vice-rectrice. Il s’agit d’une problématique complexe non seulement pour ces raisons, mais aussi parce que la perspective des différents acteurs au dossier n’est pas la même suivant qu’on est professeur, chargé de cours ou étudiant.»

Le Groupe a aussi examiné des éléments des conventions collectives des professeurs et des chargés de cours afin de voir comment ils sont reliés à l’évaluation de la prestation d’enseignement-cours. Le Groupe a choisi de parler d’enseignement-cours pour désigner les activités inscrites à l’horaire d’un trimestre (cours, séminaire, laboratoire, activité clinique et autres) et ainsi distinguer l’évaluation de l’enseignement portant sur ces activités de l’évaluation statutaire liée à la carrière d’un professeur ou à la probation pour les chargés de cours.

Il propose d’ajouter aux règlements des dispositions permettant de s’assurer que toutes les unités procèdent de façon systématique à l’évaluation des prestations d’enseignement-cours quel que soit le statut de la personne qui en est responsable.


80% des unités le font

«La tournée effectuée par le Groupe a révélé que l’évaluation des professeurs, même au-delà de la titularisation, se fait actuellement dans plus de 80% des unités, a ajouté la vice-rectrice. Une telle disposition indiquerait l’attention que l’Université accorde à l’évaluation d’une de ses fonctions principales et expliciterait sa préoccupation de procéder à cette évaluation pour améliorer la qualité de l’enseignement et pas seulement pour des besoins de promotion. Ce faisant, l’Université rejoindra le très grand nombre d’universités qui ont adopté semblable position à cet égard.»

Le Groupe propose également que les unités publient un rapport bisannuel d’analyse «des résultats agglomérés de leurs activités d’enseignement-cours qui en fasse ressortir les forces et les faiblesses et qu’elles adoptent un plan d’action en vue de leur amélioration».

La nécessité et les objectifs de l’évaluation de l’enseignement doivent être mieux connus des étudiants, ajoute le groupe de travail. Ce rôle incombe, selon lui, au vice-rectorat responsable de l’enseignement, aux unités et aux étudiants. Le Groupe insiste aussi sur le rôle du directeur de département ou du doyen dans le suivi de l’évaluation ainsi que sur le caractère confidentiel, parce que nominatif, de l’information découlant des évaluations de l’enseignement.

Il est important de faire une révision périodique des questionnaires, et ce, tout en excluant l’uniformisation afin de leur conserver la couleur qui est propre à chaque unité, note le Groupe, qui a souligné l’importance du soutien à la valorisation de l’enseignement par les actions du CEFES et de SUITE ainsi que par l’attribution des prix d’excellence en enseignement.

La discussion sur ce rapport devrait se poursuivre à la prochaine séance de l’Assemblée universitaire.

F.L.